Après une grosse chute de neige, la Montagne Ardéchoise a des airs de territoire oublié. Au départ du col de la Clède, la forêt croule sous le blanc, étouffant les sons… et nos traces sont les premières à signer le paysage.
Au milieu de cet océan immaculé se dresse le Suc de la Lauzière. Son nom vient de l’ancienne exploitation de lauzes, encore visible près du sommet plat qui le rend si reconnaissable. Comme le Mont Gerbier, il fait partie des sucs volcaniques de type péléen : des dômes nés d’une lave visqueuse, puissants et compacts quand l'Ardèche n'était qu'un feu d'artifice, il y a 12 millions d'années.
Les glaciations quaternaires ont ensuite sculpté l’édifice par gélifraction : la glace s’infiltre, fracture la roche et façonne de longues rivières de pierres, dont une dépasse le kilomètre sur le versant sud-ouest. Les plus gros blocs restent proches du dôme, les plus fins s’égrènent plus loin. Ce jour-là, la neige avait tout recouvert, transformant ces chaos minéraux en un vaste champ de bosses…
Après avoir contourné le suc de Taupernas et admiré le Seponet, nous avons rejoint le sommet par le versant sud. Là-haut, panorama grand angle sur les sucs voisins et l’âme sauvage du massif.
La géologie écrit l’histoire. La neige, elle, la rend magique.🤍
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1 month ago